Avez-vous déjà entendu parler de l’aspermie ? Il s’agit ici d’un trouble de l’éjaculation plus connu sous le terme d’orgasme sec ou encore d’éjaculation sans sperme. Cependant, il ne faut pas confondre « aspermie » et « éjaculation rétrograde ». Dans cet article, vous allez pouvoir découvrir ce que c’est l’aspermie, ses causes et ses traitements. Vous allez également connaître la différence entre éjaculation sans sperme et éjaculation rétrograde. Poursuivez votre lecture jusqu’à la fin !

À propos de l’aspermie

TE - Aspermie

L’aspermie est une condition dans laquelle un homme éjacule sans sperme. Vous avez un orgasme, mais vous n’expulsez pas de sperme. Voilà pourquoi on l’appelle « orgasme sec ». Ce trouble sexuel peut se manifester de façon ponctuelle ou permanente. Pour faire simple : c’est l’absence totale de sperme.

L’aspermie est souvent confondue avec l’éjaculation rétrograde. Et pour cause, leurs manifestations se ressemblent beaucoup. Dans les deux cas, l’orgasme et la phase d’expulsion sont conservés. Ils se manifestent par une contraction rythmique incontrôlable des muscles du périnée. Toutefois, la différence de ces deux troubles de l’éjaculation réside dans la nature de l’anomalie.

Lors de l’éjaculation rétrograde, le volume du sperme est très faible (soit moins de 1,5 ml). Dans cette anomalie, la majorité du sperme est redirigée vers la vessie. Ce qui explique la faible pression de l’éjaculation. Ce type de trouble sexuel peut provoquer une éjaculation baveuse. Quant à l’aspermie, vous avez de l’orgasme, mais l’éjaculation est sèche.

Sachez que l’aspermie et l’éjaculation rétrograde n’a rien à avoir avec l’éjaculation précoce. Et pour cause, vous avez une érection et vous pouvez la maintenir dans un délai considéré comme « normal ». Sauf que vous avez de l’orgasme sec ou le volume de votre sperme est très faible (en fonction de l’anomalie).

Il semble important de souligner que l’éjaculation rétrograde peut provoquer l’aspermie lorsqu’elle est associée à une consommation excessive de drogue ou à la suite d’une chirurgie de la prostate et que votre trouble de l’éjaculation n’est pas pris en charge rapidement.

Une petite astuce pour reconnaître le type d’anomalie dont vous souffrez : n’hésitez pas à regarder votre urine après le rapport sexuel. Si elle contient des traces de sperme, cela veut dire que vous souffrez d’une éjaculation rétrograde. Si vous ne constatez rien, cela veut dire que vous souffriez d’aspermie.

Étant donné que l’aspermie est une situation dans laquelle vous éjaculez sans sperme, elle risque de provoquer la fertilité du couple. Voilà pourquoi il n’y a rien de plus efficace que de consulter un médecin pour connaître l’origine de l’aspermie.

Quelles sont les causes de l’aspermie ?

Tout comme l’éjaculation rétrograde, l’aspermie est un trouble de l’éjaculation très rare. Cependant, des études scientifiques ont déjà été menées pour expliquer ce phénomène :

Les causes médicamenteuses

Il convient de noter que certains médicaments peuvent causer une éjaculation sans sperme. À ne citer que les antidépresseurs comme les inhibiteurs de recapture de la sérotonine (sertraline, paroxétine, fluvoxamine, citalopram, escitalopram,etc.) ou les tricycliques (clomipramine). Dans la plupart des cas, l’orgasme est absent. Ces médicaments sont donc responsables du trouble d’anéjaculation.

Les médicaments les plus responsables de l’orgasme sec sont les alphabloquants tels que la tamsulosine et la silodosine. L’orgasme estconservé, mais l’expulsion de sperme est absente.

Les origines congénitales

L’absence de canaux déférents, le conduit qui permet de transporter le sperme depuis les testicules, est l’origine la plus connue de l’aspermie. Rassurez-vous ! Il est facile pour un urologue d’identifier ce type d’anomalie et des interventions chirurgicales peuvent résoudre ce problème.

Les anomalies des canaux mullériens et des canaux éjaculateurs peuvent également provoquer l’aspermie, mais cette cause est très rare. Dans ce cas, le traitement consiste en la résection des canaux éjaculateurs afin d’augmenter le volume du sperme de 50 %.

Les interventions chirurgicales

L’orgasme sec peut s’expliquer par des antécédents de traumatisme chirurgical. Si les interventions chirurgicales à l’âge adulte sont faciles à retrouver, ce n’est pas le cas des interventions pendant votre enfance, voire néonatales.

En effet, ce sont les interventions retropéritonéales et pelviennes qui peuvent causer l’aspermie. Toutefois, les séquelles de la chirurgie prostatique sont les plus fréquentes. Il est donc conseillé de citer toutes les interventions chirurgicales que vous avez subies lors d’une consultation médicale.

Les origines neurologiques

Outre les troubles de l’éjaculation dus à un traumatisme médullaire, toutes les affections neurologiques peuvent également être à l’origine de l’aspermie. À ne citer que le diabète, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, etc. Il faut noter que l’apparition de l’orgasme sec diffère selon les pathologies. Dans tous les cas, lorsqu’il s’installe, votre trouble d’éjaculation est malheureusement définitif.

Les origines endocriniennes

Il faut savoir que la puberté est essentielle au bon développement de l’appareil génital mâle. Ainsi, l’impubérisme ou le retard pubertaire primaire risque de causer une absence d’émission de sperme. Toute pathologie liée au développement du sexe masculin telle que l’hypogonadisme peut également engendrer une éjaculation sèche.

Les infections urogénitales

Les infections urogénitales sont une cause fréquente d’hypospermie, une éjaculation avec très peu de sperme. La bonne nouvelle, c’est que la prise en charge de ces infections a rendu cette situation très rare aujourd’hui.

Quelles solutions pour traiter l’aspermie ?

Aspermie et fertilité

Pour traiter l’aspermie, il n’y a rien de plus efficace que de demander l’avis d’un médecin afin qu’il puisse identifier la cause réelle de votre trouble de l’éjaculation. Vous l’aurez compris, de l’origine du trouble de l’éjaculation dépend la solution.

Malheureusement, l’obstacle lors d’un diagnostic médical réside souvent dans le fait que les patients ne savent pas décrire clairement les symptômes de leur trouble de l’éjaculation. Or, il est important de bien connaître la physiologie de l’éjaculation avant tout traitement.

Est-ce qu’il s’agit d’une anomalie au niveau de la phase d’émission ou au niveau de la phase d’expulsion ? Une simple lésion au niveau de ces voies nerveuses risque d’altérer le bon fonctionnement de l’éjaculation chez les hommes.

Prenons des exemples concrets :

  • Si vous souffrez de l’aspermie à la suite d’une intervention chirurgicale de la prostate, il n’y a pas de solution à part le fait d’attendre que les lésions soient guéries.
  • Autre cas de figure, s’il s’agit d’un trouble de l’éjaculation à cause de la prise de médicaments alphabloquants, votre médecin traitant peut vous demander d’alléger le traitement.
  • Il est également possible que votre trouble d’éjaculation soit dû à une maladie chronique comme le diabète par exemple. Dans ce cas, l’aspermie devrait disparaitre lorsque votre état de santé s’améliore.
  • Au cas où la cause de votre aspermie serait congénitale, une opération chirurgicale peut être nécessaire. Cependant, cette option reste encore transitoire. Des recherches scientifiques sont encore en cours pour améliorer la prise en charge des patients.
  • Alternativement, vous pouvez opter pour des solutions naturelles pour déboucher vos canaux éjaculatoires. Certains nutriments comme le zinc présent dans les huîtres ou les antioxydants présents dans les fruits peuvent optimiser la production de sperme.
  • Sinon, vous pouvez également consommer des compléments alimentaires tels que Semenoll ou encore Testo Ultra. N’oubliez pas non plus de boire beaucoup d’eau, de faire des activités physiques et d’avoir une bonne hygiène de vie.

Pour terminer, l’aspermie risque d’altérer la fertilité masculine s’il n’est pas traité rapidement. L’idéal serait de demander l’avis d’un médecin traitant pour bien connaître l’origine de votre trouble d’éjaculation. Et pour cause, il faut bien distinguer un trouble primaire et un trouble secondaire. La prise en charge de cette dernière, c’est-à-dire, le trouble acquis est souvent possible. Tandis que la prise en charge d’un trouble d’éjaculation primaire est souvent longue et nécessite l’intervention d’un psychosexologue.